Partager l'article ! les crânes de cristal, partie seconde: Suite de l’histoire des crânes… Nick Nocerino, propriétaire d'un crâne de cri ...
Suite de l’histoire des crânes…
Nick Nocerino, propriétaire d'un crâne de cristal baptisé "Sha-Na-Ra" a fondé un institut de recherche parapsychologique afin d'étudier leurs propriétés psy. Jo Ann Parks est détentrice du crâne baptisé "Max" et Norma Redo est la propriétaire du crâne "à la croix du reliquaire", percé à l’époque par les espagnol pour y insérer une croix.
Le Smithonian Institute et le British Muséeum possèdent également un crâne de cristal.
Ces cinq crânes ont été étudiés en 1996 pa le British Muséum dont voici les conclusions : Le crâne du British Muséum et celui du Smithonian Institute portent des traces d'usinage. Pour le crâne à la croix reliquaire, les dents ont été retouchées ainsi qu'évidemment le trou que les espagnols ont percé pour y introduire la croix. Pour les deux autres crânes le British Muséum refuse obstinément de livrer ses conclusions ainsi que de dire exactement pourquoi.
Cependant, il y eu des résultats transmis oralement aux journalistes et aux propriétaires des crânes testés:
Le crâne du British Muséum comporte des traces d’outils, de meuleuse en particulier. Il est donc considéré comme "post-colombien".
Le crâne Sha-Na-Ra de la Smithsonian Institution porte lui aussi des traces de meules.
Ces deux crânes exposés ne sont donc pas si anciens et peuvent être considérés comme des reproductions contemporaines.
Par contre, le crâne dit "à la croix reliquaire" a été fait à la main. Il a du être taillé quelques temps avant ou peu après la conquête espagnole, il est donc ancien, mais n’appartient pas à une légende atlante ou autre.
A ce jour, la controverse est entière en ce qui concerne le crâne de Anna Mitchell-Hedges et rien ne prouve qu’il soit un « faux ». Concernant les deux derniers crânes, le porte parole du British Muséum a déclaré : "j’ai peur que nous ne soyons pas en mesure de faire des commentaires sur les deux autres crânes" et l’équipe a reçu pour consigne de ne pas faire de commentaires, le British Muséum nie même avoir réalisé ces analyses.
Le crâne de cristal de Mitchell-hedges est un objet magnifique, taillé dans un bloc de quartz d’une transparence pure, composé de deux parties articulées issues du même bloc de cristal, et ayant pratiquement les mêmes proportions que celle d'un crâne humain.
Les spécialistes découvrirent que « le créateur » du crâne avait totalement négligé la texture naturelle du quartz, en le sculptant malgré les règles habituelles. Ainsi le crâne semblait disposer d'un système interne élaboré de lentilles et de prismes qui permettait à la lumière de se réfléchir et de se réfracter lorsqu'elle passait au travers. Il va sans dire que le cristal de quartz ne présente pas, à l'état naturel, de telles propriétés. Bien que de nombreux sculpteurs contemporains affirment pouvoir aujourd'hui reproduire la forme externe du "crâne de Mitchell-hedges", aucun n'a pu sculpter une pièce capable de recrée l'étrange phénomène constaté sur la pièce originale. Toutes les personnes qui ont rencontré ce crâne furent impressionnées par son aspect et l’énergie dégagée par celui-ci. Les médiums en contact de ce crâne ont eu des séances de channeling très puissante.
LE MESSAGE DES CRANES
Au commencement, il existait 12 mondes où une vie humaine était présente. La Terre était appelée "la planète des enfants". Les onze autres mondes ont rassemblé leurs connaissances dans une sorte d’ordinateur holographique, les crânes de cristal. Ces "Anciens" ont amené ces crânes sur Terre et ont fait don de la connaissance aux hommes. Ils aidèrent les hommes à construire quatre grandes civilisations : Lémurie, Mu, Mieyhun et l’Atlantide.
Les 13 crânes étaient conservés dans une pyramide appelée "l’Arche". Plusieurs civilisations ont été les gardiennes de l’Arche : les Olmèques puis les Mayas et enfin les Aztèques. Ces derniers en auraient fait un mauvais usage.
Les crânes furent dispersés par les prêtres Aztèques après la conquête espagnole. Ils devaient rester séparés car leur pouvoir collectif était trop puissant pour être utilisé avec sagesse par l’homme. Le message des crânes est tout à fait d’actualité. Si l’homme continue a prendre à la Terre sans rien lui rendre en échange, le quatrième monde ou cinquième soleil, qui doit prendre fin le 21 décembre 2012, sera le dernier...
Frederic et Anna Mitchell-Hedges se passionnèrent tous deux pour cet objet et passèrent chacun de longs mois à l'étudier. Ils apprirent ainsi qu'il existe une tradition occulte héritée des anciens Mayas, selon laquelle 12 crânes aux propriétés similaires à celui découvert au Belize se trouvent disséminés en différents endroits de notre planète. Les Mayas affirmaient également que, " lorsque le treizième crâne de cristal, le Cristal-Maître, serait découvert, viendrait l’avènement d’un Nouvel Âge de l'humanité."
Depuis la découverte des Mitchell-Hedges, au moins huit crânes de cristal "féminins" dispersés à travers le monde ont déjà été officiellement identifiés et répertoriés (ce qui laisse supposer qu’il pourrait en exister en réalité une douzaine, voire treize comme le prétend la légende).
C'est une nouvelle fois vers les médiums que l'on se retourne pour tenter de projeter une lumière sur l’origine et la finalité de ces crânes. Car soit les scientifiques ne peuvent pas encore comprendre certaines choses, soit ils ne veulent pas les admettre, ou encore ils refusent de les divulguer.
Les médiums et les channels qui ont eu l'occasion de travailler sur l'un ou l'autre de ces crânes de cristal anciens ont tous affirmé avoir senti une puissante énergie émaner d'eux (énergie ayant d'ailleurs déjà permis de guérir différentes personnes atteintes de maladies ou de tumeurs réputées incurables). Certains d'entre eux ont même rapporté, grâce à des visualisations psychiques, l'histoire complète des régions et des civilisations où ces crânes avaient jadis été déposés, tous s'accordant à dire que les crânes sont avant tout d'extraordinaires banques d'information.
La canadienne Carole Wilson a-t-elle reçu en 1990 le message suivant, juste après avoir capté l'énergie du crâne d'Anna Mitchell-Hedges :
" Vous cherchez à connaître les origines de ce réceptacle que vous appelez "crâne de cristal"... Je vous dirai qu'il a été façonné il y a de nombreux milliers d'années par des êtres d'une intelligence supérieure... Il a été formé par une civilisation qui a précédé ceux que vous appelez les "Mayas". À de nombreux égards, notre niveau de civilisation était, "à l'époque" comme vous dites, très en avance sur celle que vous avez aujourd'hui...
Ce réceptacle contient les esprits de beaucoup et les esprits d'un seul... Il n'a pas été fait par des moyens que vous appelez "matériels". Il a été moulé dans sa forme présente par la pensée. Les pensées et la connaissance sont cristallisées dans ce réceptacle... Ce réceptacle est cristallisé au moyen de la pensée... Ainsi l'information a été cristallisée dans ce réceptacle...
Nous avons placé une forme de pensée en langage pur dans ce crâne…
Une grande part du monde que nous avons créé, nous l'avons créé avec l'Esprit. L'Esprit crée la matière. Vous comprendrez cela et la technologie du cristal sera offerte en plus amples détails à ceux qui la comprennent... car le cristal est une substance vivante et on peut infuser l'Esprit dans la matière...
Vous cherchez des informations sur les autres réceptacles de l'Esprit... Il y aura d'autres réceptacles découverts... car ils sont plusieurs... car toute la connaissance n'a pas été donnée à un seul homme et à un seul Esprit... Chacun des réceptacles contient l'information sur l'endroit où sont les autres... "
Extrait du Livre « Le Mystère des Crânes de Cristal » de Chris Morton et Ceri Louise Thomas
"Le mystère des crânes de cristal" par Chris Morton et Ceri Louise Thomas aux éditions J'ai lu, collection aventure secrète.
fraternellement
Les Sondeurs du Temps
(L'histoire ed crâne de cristal)
Stephan LEWIS
CHAPITRE I
Tout a commencé deux ans plus tôt. Le 15 mai 1880. Je faisais alors partie d'un groupe d'aventuriers embarqués pour l'Amérique Centrale. Direction le Peten,la région la plus grande mais la moins peuplée et la plus inhospitalière du Guatemala, où nous partions à la recherche de la civilisation perdue de l'Atlantide...
Après plusieurs jours d'une marche harassante à travers la jungle, nous découvrîmes ces lieux par hasard, vestiges d'une cité secrète construite jadis par les Mayas.
Nous nous attelâmes aussitôt à l'exploration du site.
C'est en creusant sous l'autel du temple, que nous mîmes à jour le Crâne de Cristal, certainement enterré depuis des millénaires à cet endroit. J'ignorais alors que nos existences allaient s'en trouver à ce point bouleversées, et que ma vie et celle de mes infortunés compagnons s'en trouverait menacée. Sachez tout d'abord qu'en ce qui vous concerne, il n'est pas trop tard pour inverser les éléments terrifiants et irréversibles qui ne vont pas tarder à se déchaîner dans votre entourage et auxquels je n'y puis malheureusement rien. Vous êtes en possession du Crâne deCristal, révélateur d'un terrible secret, s'il faut en croire la Confrérie des Descendants de la Première Lumière. Si vous ne le replacez pas immédiatement à l'endroit où vous l'avez trouvé, vous allez à votre tour réveiller le Golem, le Gardien des Capsules du Temps. Mes révélations vont certainement vous paraître fantaisistes, mais votre vie est d'ores et déjà en danger si vous n'accordez aucune attention à cet avertissement. Le Golem, cette créature maléfique, est programmé pour intervenir et anéantir celui ou ceux qui se seront emparés du Crâne de Cristal.
Mes sept compagnons en ont fait la triste expérience, pour avoir été, les uns après les autres, exterminés en moins de quelques jours. Les personnes ayant été en contact avec le crâne, ont été confrontées par la suite à des événements bizarres et horribles ou à d'inexplicables et étranges phénomènes. Je suis maintenant conscient que cette monstruosité est sur mes traces, restant le seul et malheureux survivant de cette triste et pour le moins étrange aventure. Aussi, avant d'en finir, me reste-t-il de tenter d'apaiser la colère du Golem, en replaçant le crâne à l'endroit exact où nous l'avons trouvé, sous l'autel du temple.
Je ne sais si je survivrai à cette dramatique aventure, car il est assurément trop tard ... Que Dieuvous garde ..."
Le ton employé a été des plus significatifs, n'admettant aucune controverse. Bien que plongés dans le doute, le scepticisme dont faisaient preuve les Mexicains paraît se dégeler progressivement. Silencieux et immobiles, la tête basse et la mine sombre, ils ont acquiescé d'un simple signe de tête, s'exécutant certainement de mauvaise grâce. L'un d'eux a même étouffé un soupir haché en adressant un regard suppliant vers le ciel.
Winter qui marche de long en large, les mains croisées derrière le dos à la manière d'un animal en cage, semble quant à lui précipité dans un abîme de perplexité. Pensif, la mine contrariée, visiblement rongé par une incertitude croissante, il a cependant jugé inutile d'en rajouter, ressassant pour son compte personnel ses sombres pensées.
Submergés par ces événements pour le moins contrariants, d'aucuns n'avaient remarqué jusqu’alors les empreintes en relief en forme de fer à cheval, de la taille d’une assiette plate, profondément marquées dans la terre argileuse de la clairière.
C'est le professeur qui, toujours plongé dans ses pensées, donne soudain l'alerte.
- Mauvais signe Sénor ! Traces du dieu Serpent ! Danger, danger !... affabule aussitôt Miguel, les yeux exorbités.
- Non, c'est pas vrai ! Vous n'allez pas recommencer ! Assez de fanfaronnades !... rugit Ballantine avec sévérité, bien que son sang n'ait fait qu'un tour... Si ces marques ont un rapport quelconque avec la disparition de Juan, nous allons le découvrir... continue-t-il d'un air plus décidé que jamais... D'ailleurs, voyez vous-mêmes ! … Il n'y a aucun signe de lutte témoignant d'une hypothétique agression. Si d’aventure votre compagnon avait été malmené, voire même blessé, nous en trouverions des indices. Or, ce n'est pas le cas … Carlos gardera le campement... annonce-t-il aussitôt après quelques secondes de réflexion, la carabine déjà passée à la bretelle. Puis, sans même laisser le temps aux Mexicains de se reprendre ... Vous deux, vous nous accompagnez... ajoute-t-il d'un ton sec en désignant un Diego et un Miguel peu rassurés.
S'attendant à une objection ... qui ne vient pas ! Ballantine et Winter ont échangé des regards complices chargés de satisfaction. Les métis, bien que le stoïcisme ne les étouffe guère, mais n'ayant de toute évidence guère le choix, paraissent tout à coup calmés, bien que résignés serait le mot exact. Ils ont toutefois haussé les épaules d'un air fataliste, en marquant leur désapprobation d’un grognement laconique.
Après avoir laissé leurs consignes au gardien et lui avoir confié un talkie-walkie, ce qui leur permettra de rester en liaison permanente et d'être avertis au cas où Juan serait de retour au camp durant leur courte absence, ils se sont enfoncés tous les quatre à travers le mur de verdure mystérieux et peu rassurant du Peten.
Diego s'est muni de sa précieuse et rassurante vieille Winchester qui ne le quitte jamais. Mis à part les boissons, ils n'ont emporté que le strict nécessaire, conscients du fait qu'ils devraient, avec ou sans Juan, regagner le campement avant la nuit. Ils n'ont aucune peine à suivre les empreintes profondément ancrées dans le sol. C'est avec une légitime appréhension, que Ballantine a empoigné sa carabine, prêt à en faire usage sur l'être énigmatique qui semble hanter ce territoire.
La jungle abrite une faune piaillante, criante et rampante, avec une flore à sa juste mesure. Partout s'élèvent majestueusement à plus de cinquante mètres du sol des arbres immenses aux bois précieux, ainsi que d'innombrables espèces de palmiers. Pumas et jaguars qui hantent les lieux ne constituent pas de réels dangers. Seuls les parasites et les moustiques peuvent se révéler de véritables ennemis. Les espèces qui sévissent inlassablement le jour, disparaissent miraculeusement une dizaine de minutes avant la tombée de la nuit. Elles sont rapidement remplacées par une nouvelle vague d'insectes d'un autre type, à la morsure différente, mais toutefois aussi efficace.
Il n'a pas été nécessaire aux deux Mexicains de prendre la tête de l'expédition pour débroussailler et se frayer un chemin, une trouée se trouvant déjà aménagée au sein de l'affolante végétation par l'être mystérieux aux curieuses empreintes. Les marques en fer à cheval continuent à en témoigner. Mais très vite, la flore devient folle et leurs assistants, coiffés de leurs larges sombreros, sont bientôt contraints d'élargir le passage à coups répétés de machettes. Dans cet enfer vert, sombrero et "machete" sont aussi indispensables l'un que l'autre. Il s'agit avant tout, dans cette fournaise, d'éviter l'insolation lorsque l'on quitte la protection des grands arbres et d'avoir bien en main le machete à tout faire. Cet outil ancestral, que rien ne saurait remplacer dans cet endroit, leur pend habituellement sur le côté dans sa gaine protectrice. Il s'agit de le tenir bien en main, prêt à toute éventualité, ou simplement pour dégager le chemin.
Un nuage de gouttes vibrantes les a entourés un court moment, mais ce n’étaient que des oiseaux-mouches aux couleurs éclatantes, faisant penser à des jeux de lumière sur un jet d'eau. Ils continuent de s'enfoncer dans cette jungle rébarbative, royaume des maladies endémiques, communes à toutes les terres tropicales de basse altitude. En langue maya, le mot "Peten" signifie "endroit isolé". Ce terme correspond parfaitement à la réalité de ce territoire, couvert d'une jungle très dense, isolé, et la plupart du temps, inaccessible. Au nord du Peten s'étale la péninsule du Yucatan, terre sèche et aride qui appartient au Mexique. Au Sud, les hauts plateaux du Guatemala le séparent du Pacifique. A l'Ouest, il est bordé par les montagnes du Chiapas et à l'Est par l'ancien Honduras britannique devenu l'état constitutionnel du Belize depuis 1981, et enfin la république du Honduras.
A une quarantaine de mètres de leurs têtes, le feuillage dément du tropique tresse une voûte si serrée, que la forêt paraît baigner dans la pénombre. Cet abri naturel les protège des rayons brûlants du soleil, mais ne les épargne pas un seul instant de la chaleur étouffante, malsaine et insupportable, régnant à l'intérieur.
Au terme de deux heures d'une marche épuisante et d'une progression difficile, ils sont enfin arrivés en bordure d'un lac frangé de palmiers et de bananiers sauvages, dont les eaux vertes scintillent dans la pleine lumière du jour. Aussi en profitent-ils pour marquer une pause, les traces s'interrompant curieusement à la limite de la nappe d'eau.
Winter, suant par tous les pores, s'est allongé à l'ombre d'un palmier géant, aux côtés de Diego ; l'autre métis étant resté aux côtés de Ballantine, en bordure de l’étang.
- Juan emporté dans les eaux du lac Sénor ! Dieu Serpent va lé pounir et nous avec !... dramatise de nouveau Miguel avec des paroles étranglées.
Ballantine a préféré ignorer la remarque, tant elle lui paraît absurde, bien que dans son for intérieur il n’en convienne pas moins que le métis n'a pas tout à fait tort. Les traces en fer à cheval s'arrêtent précisément sur le rivage, comme si l'étrange créature à l'apparence verdâtre était entrée dans les eaux du lac.
Une légère ondulation glissant dans l'eau claire à moins d'une dizaine de mètres de la berge vient d’attirer son attention. Cela ressemble à une énorme souche. Il ne faut pas s'y tromper, car il n'en est rien. Bien que seuls affleurent des yeux aux arcades rocailleuses et la pointe de ce qui ressemble à un museau de la préhistoire, notre ami a immédiatement identifié un crocodile. Un caïman plus exactement, certainement nombreux en ces lieux. Aussi signifie-t-il aussitôt aux deux autres restés allongés sous les palmiers d'ouvrir l’œil et de rester sur leurs gardes. Mais le compagnon du professeur le tranquillise en brandissant sa Winchester.
- Nous savoir Sénor. Pas danger.
Rassuré sur ce point, le voici qui arpente nerveusement les abords du lac à la recherche de la solution miracle.
Une dizaine de minutes s'étant écoulées, étranglant un râle, il a rejoint les autres, le prodige ne s'étant toujours pas accompli.
- Nous aurions dû emprunter l'hélico... jette-t-il d'une voix hargneuse, les nerfs tendus comme des cordes de piano... Nous aurions été cent fois plus vite.
- Mais ... vous savez bien Dany, que notre réserve de kérosène n'est pas assez importante. Nous avons tout juste de quoi tenir jusqu'au retour. Jusqu'à Florès... tente d’argumenter Winter d'une voix fluette.
- Vous avez raison professeur. Nos réserves de carburant ne nous permettent pas de faire le guignol au-dessus de cette satanée jungle. Ce n'était pas prévu. De toute façon, il est évident que de là-haut nous n'aurions pas pu pister cette créature… conclut-il, comme pour se trouver un soupçon de consolation.
Puis, se saisissant de son talkie, il actionne nerveusement le timbre d’appel du métis de garde au campement, ne se faisant toutefois aucune illusion quant à sa réponse.
- Rien de nouveau Carlos ? Toujours pas vu Juan ?... s'enquiert-il d'une voix inquiète.
C’est une réponse grésillante qui lui parvient aussitôt en retour…
- No Sénor. Juan pas encore révénou. Et vous, vous né l'avez pas trouvé non plous ?
- Nous poursuivons les recherches. Surtout, ne t'éloigne pas ... Terminé.
- Que proposez-vous Dany ?... demande aussitôt Winter, le visage grave.
- On ne va tout de même pas attendre ici jusqu'à la saint glinglin ! C'est incompréhensible ! Tout porte à croire que cet être est entré dans les eaux du lac ! Il ne nous reste plus qu'à rentrer… jette-t-il d’un air dépité, assorti d’un geste de mauvaise humeur.
- Sénors, vénez voir ! Vite Sénors, vénez voir !... s'écrie soudain et avec insistance l'un des métis planté à la lisière de la forêt.
- Qu'y-a-t-il Diego ? Aurais-tu fini par apercevoir le diable !... ironise Ballantine sur un ton moqueur, se pressant toutefois d'obtempérer.
C’est d’un bras tremblant que le Mexicain lui désigne de nouvelles marques en fer à cheval, visiblement récentes, incrustées dans le sol. Elles s’avèrent toutefois moins profondes que celles qu'ils avaient suivies jusqu’alors, se dirigeant à n'en pas douter une nouvelle fois à travers la jungle, ouvrant un nouveau passage.
- Bon sang ! Venez voir professeur ! On dirait que cette créature est retournée dans la forêt avant que nous ne parvenions jusqu’ici. Les empreintes sont moins prononcées.
Winter se rend aussitôt à l'évidence. Il s'agit bien de marques en tout point semblables à celles qu'ils ont jusque là pistées. Les deux Mexicains ont eux aussi remarqué que les empreintes étaient moins encaissées, comme si l'être fantomatique s'était débarrassé d'un poids mort.
- Il ne s'agit peut-être pas de la même créature... risque Winter, perplexe, devant l'inquiétude grandissante de son ami, bien qu’étant saisi de la même conviction … A savoir que l'étrange « chose », après être entrée dans le lac et s'être débarrassée de la charge qu'elle transportait, avait regagné la jungle.
- Cela m’étonnerait professeur. Il ne doit pas y avoir beaucoup de locataires dans ce coin perdu qui soient en mesure de laisser des traces pour le moins aussi singulières. De toute manière, nous ne devons rien laisser au hasard. Nous verrons qui aura le dernier mot !… jette Ballantine, en invitant ses compagnons à se lancer sur la nouvelle piste laissée par l’être mystérieux.
- Eh bien quoi ! Vous attendez l'autobus ?... ironise Winter d'une voix chevrotante en s'adressant aux deux métis qui, la bouche grande ouverte, semblent s'être transformés en statues de marbre.
L'écrasante forêt vient à nouveau de les engloutir. Bien que rien ne le laisse paraître, Ballantine ressent une immense lassitude s'abattre sur ses épaules, avec le sentiment que leurs efforts auront été inutiles. Tout semble ligué pour laisser persister en eux une sournoise angoisse, bien que ces quelques jours de recherches acharnées leur aient toutefois offert un bilan pour le moins positif. Ce sera peut-être là leur unique consolation. Mais il y va en cet instant de la vie d'un homme. Et cela, il ne l'accepte pas.
Ils cheminent depuis deux bonnes heures, lorsque Diego qui, à l'instar de son compatriote possède un sens inné de l'orientation au sein de cet enfer vert, fait soudain remarquer que les traces convergent, à n'en pas douter, en direction de leur campement, distant maintenant d'une heure de marche, à peine.
- Bon sang ! Il faut alerter Carlos !... réalise aussitôt Ballantine, qui s'est empressé de se saisir de son talkie ...
Le soulagement s’est fait attendre durant une poignée de secondes qui leur ont paru interminables, au terme desquelles la voix nasillarde et empâtée du gros Carlos retentit pour la seconde fois dans l'écouteur du petit émetteur-récepteur…
- Oui Sénor ?
- Ecoute-moi bien Carlos et ne pose pas de questions. Tu vas immédiatement te rendre dans ma tente. Dans mon havresac tu trouveras un revolver. Il y a un chargeur à l'intérieur et trois autres de rechange dans la poche droite. Prends le, ainsi que les chargeurs et attends-nous dans l'hélico. En aucun cas tu ne dois en sortir avant notre retour. Tu m'entends bien Carlos, en aucun cas. Compris ?
- Si Sénor si. Yé vais prendre votré revolver et yé vous attends dans l'hélico. O.K. Yé fais comme vous dites Sénor.
- Bon ... Terminé ... A tout de suite.
- Tâchons de presser le pas... recommande encore Ballantine en faisant glisser nerveusement une balle dans le canon de sa 22.
La forêt a soudainement frémi comme sous la violence d’une averse torrentielle. Diego, qui va devant, semble s’interroger sur cette rumeur qui se rapproche et s'amplifie, tandisque leur parvient une odeur épouvantable et que retentissent de furieux grognements.
- Des pécaris !... s'est exclamé Ballantine.
A peine ont-ils eu le temps de se jeter de côté, que surgit toute la horde, têtes baissées. A leur allure, les cinq hommes ont aussitôt réalisé qu'ils étaient dangereux, certains montrant même les crocs. Mais la troupe est passée au grand galop, avant de se perdre aussi vite qu'elle s'était manifestée, dans l'immensité de la forêt.
- Ces cochons sauvages ont bien failli nous agresser !... peste le professeur d'une voix tremblante... Nom d'une pipe, quelles sales bestioles ! Que le diable les emporte !
- Je suis certain que si cela avait été le cas, ces vilaines bébêtes auraient assurément eu un faible pour votre grassouillette personne... raille Ballantine en faisant entendre un petit rire aigre et forcé.
Avec un haussement d'épaules, Winter a baragouiné quelques mots incompréhensibles, signifiant certainement par-là qu'il n'appréciait guère la vanne lancée par son ami.
Ils ont parcouru plusieurs centaines de mètres sans avoir eu à dégager le passage, la végétation s'étant largement éclaircie. Diego, qui mène la troupe, leur signale subitement, un doigt sur les lèvres, de faire silence. Il a empoigné sa Winchester dont l'armement claque et résonne à travers la forêt l'espace d'une seconde. Il épaule lentement ... et à l'instant où la salve retentit comme un coup de tonnerre, un splendide dindon sauvage, qui prenait lourdement son envol en glougloutant, s'effondre aussitôt à quelques mètres à peine dans les fourrés. Le tireur s’est précipité sans attendre vers le lieu de sa chute … A l’instant où il se préparait à le saisir, un ocelot a bondi sur le volatile pour disparaître illico avec sa prise dans la gueule, ne laissant sur place qu'un amas de plumes ébouriffées encore tièdes.
Extrait de : Les Sondeurs du Temps ( de Stephan LEWIS ) -
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