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Wiccan & Chaman Arts

L'ail des Ours

L’ail des ours et l’herbe à l’ail

Allium ursinum ; Linné, famille des Alliacés

Alliaire officinal, Alliaria petiolata, (Bieberstein)

Cavara & grande, famille des Brassicacées

 

 

L’ail est une des plus anciennes plantes connues. Il est doté de tant de vertus que certaines civilisations l’ont élevé au rang de divinité. Par extension, toute les Alliacées ou presque furent investies de pouvoirs médicaux magiques. Ainsi, ajouté à l’eau du bain, le jus frais  d’échalote rouge donne du courage aux personnes craintives, tout comme une friction à l’ail raffermissait la détermination des gladiateurs descendant dans l’arène. Les pelures d’oignons permettent de présager le temps qu’il fera durant les 12 mois de l’année.

Plus prosaïquement, la graine de poireau redonne du piquant au vinaigre éventé.

Les Alliacées, une famille de plantes « médicinales »

Sur le plan de la santé, sainte Hildegarde distingue « les espèces de poireaux qui sont creux », dont « la ciboule est la moins nocive. Mangée crue, elle ne fait pas de mal aux biens portants ; mais pour les malades, il faut la cuire. » Cependant que l’oignon, mangé « cru est dangereux et vénéneux [...] cuit, il est bon a manger ». E ce qui concerne le poireau «  si on veut le manger cru, il faut le faire tremper dans du vin avec du sel ou du vinaigre : qu’il reste dans le vin ou le sel jusqu’à ce qu’il soit assez adouci pour y avoir perdu ses forces mauvaises ; par exemple du matin jusqu’à midi ou de none à vêpres ».

Cependant, de toutes les Alliacées, c’est bien l’ail qui remporte les honneurs. « Si on est dégoûté de toute nourriture, prendre de la sauge (Salvia officinalis), un peu de cerfeuil (Anthriscus cerefolium), un petit peu d’ail (Allium sativum) : piler le tout dans du vinaigre et en faire un condiment qu’on mettra sur les aliments et on retrouvera l’appétit. » (Sainte Hildegarde)

L’ail « absorbe le mal »

L’ail a aussi la réputation « d’absorber le mal » : en frottant le siège d’une maladie avec une gousse d’ail, celle-ci se « charge »des humeurs nocives ; il ne reste plus alors qu’à se débarrasser de l’ail au loin pour être soigné de ses maux. J’ai personnellement vu une enfant à la campagne guérie par applications d’oignon. La fillette souffrait depuis sa plus petite enfance de verrues disgracieuses sur les deux mains,et alors qu’aucun remède ne l’en avait soulagée ; l’entourage du paysan suggéra à sa mère d’appliquer des tranches d’oignon cru, maintenues avec des bandages, et de les changer tous les jours. Les verrues tombaient une à une et au terme de plusieurs jours, el n’en resta plus. Aucune récidive ne fut observée par la suite.

Chasse les vampires

L’époque moderne continue à consacrer les vertus magiques des Alliacées. Nul récit ni film de vampires sans un chapelet de gousses d’ail. Et une enquête sérieuse menée dans les années 1970 par le journal le Monde  sur les sectes de la capitale fit mention de dévots, adorateurs de l’oignon. La nature produit une Alliacée sauvage, l’ail des ours, et une plante de la famille des Brassicacées (crucifères), à goût d’ail, nommée justement herbe à ail.

 

Comment reconnaître l’ail des ours

Ses feuilles sont lancéolées, à bord lisses et à nervures parallèles, de couleur vert sombre, luisantes et molles. Elles apparaissent en touffe dès le mois de mars en formant de très grandes colonies. D’avril à juin, s’élève une hampe florale haute d’une quinzaine de centimètres ; l’inflorescence sphérique porte de nombreuses petites fleurs d’un blanc pur.

Toutes la plante (et les environs) dégage un frais parfum d’ail.

 

Ses lieux préférés

L’ail des ours aime les endroits à humidité atmosphérique élevée : talus, lisières des forêts mixtes (feuillus/conifère) ou de feuillus seuls, sous bois, fonds de vallons, versants de montagne, bords de sources naturelles, à sol riche, et toujours ombragé, dont l’humidité n’est guère évaporée par le soleil.

Le prélèvement

Déterrez quelques sujets, soit au printemps, soit à l’automne, en utilisant une petite pelle pour ne pas abîmer le bulbe. L’extraction est facile, puisque le bulbe est constitué d’un caïeu unique et qu’il pousse en substrat meuble (humique).

 

La plantation

Replantez aussitôt chez vous, à l’ombre, en terrain humide. Un site marécageux ou à proximité d’une petite source, bien ombragé, sera l’endroit idéal.

J’ai personnellement replanté des bulbes dans mon jardin situé sur un marais, sous les couverts des cassissiers. Ils ont parfaitement repris. Mais ce type d’habitat est malheureusement apprécié des mollusques : au fur et à mesure de l’apparition des feuilles, les limaces les ont dévorées.

*article puisé dans "Jardin de sorcière" par Erika Laïs

Retrouvez plus d’information sur l’ail des ours on Wikipedia

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